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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 15:19

En marche pour exiger des soins de proximité et de qualité

Publié le jeudi 04 février 2010 à 16H50

Salle comble et débats animés hier à Sainte-Tulle pour les premiers États généraux de la santé

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Pendant plus de quatre heures, les échanges entre l'assistance et les intervenants ont permis d'évoquer les enjeux d'un service public de santé, son implantation sur les territoires, la nécessité de la proximité et de la qualité des soins. Plus de 220 personnes ont assisté aux débats.

Pendant plus de quatre heures, les échanges entre l'assistance et les intervenants ont permis d'évoquer les enjeux d'un service public de santé, son implantation sur les territoires, la nécessité de la proximité et de la qualité des soins. Plus de 220 personnes ont assisté aux débats.

Photos Stéphane Duclet

220 participants, plus de 4 heures de débats, 8 intervenants de qualité venus des quatre coins de France (en dépit du mouvement de grève qui affectait le trafic ferroviaire): pour une première, ces États généraux de la santé, organisés par les collectifs de défense des hôpitaux publics de Digne, Sisteron et Manosque, en collaboration avec le Conseil général 04, ont été un succès. Normal, pourrait-on dire, quand on sait que la santé arrive en tête des préoccupations des Français.

Encore fallait-il réussir à faire venir le public, à le convaincre de la nécessité d'une telle rencontre. Le programme, articulé autour de deux thématiques "accès aux soins et proximité dans nos territoires ruraux" et "quels outils, structures et moyens humains pour les mettre en oeuvre" a visiblement fait mouche. Enseignants, professionnels de santé, syndicalistes, simples citoyens étaient au rendez-vous, en provenance de tous les départements de Paca. Si l'on se fie à l'applaudimètre et à leurs prises de parole, ils n'ont pas été déçus par les interventions des invités.

"Quand on ferme des hôpitaux, les gens ne consultent plus" a constaté Michel Antony de la coordination de défense des hôpitaux de proximité et des maternités. "Il faut trouver l'équilibre entre la qualité des soins et le volume des activités médicales" a souligné Olivier Philippe de l'association des médecins urgentistes de France, pour qui il est nécessaire de trouver une organisation commune au sein d'un territoire. Le psychiatre Bernard Granger a quant à lui alerté sur ces services manquant de médecins (1000 emplois non-pourvus à ce jour) et dont le nombre de lits ne cesse de diminuer.

Tous ont insisté, à l'instar de Bernard Defaix sur "l'actuelle mise en concurrence des établissements de santé, qui se fait toujours au détriment des besoins de la population."

Michèle Bizot-Gastaldi, conseillère générale déléguée aux personnes âgées, a dressé un tableau alarmant mais réaliste de la prise en charge des personnes dépendantes. Enfin Christophe Prudhomme, urgentiste à Paris, a présenté les propositions très concrètes de la CGT: financer la sécu en prenant un pourcentage sur les bénéfices de l'industrie pharmaceutique.

"La mobilisation citoyenne existe. Elle va permettre de préciser et exiger les besoins de la population en matière de soins de proximité et de qualité." a estimé un des organisateurs.

Des débats ont émergé plusieurs propositions, parmi lesquelles: demander aux élus de s'engager sur ces exigences; créer un observatoire de la santé pour la mise en oeuvre et le suivi nécessaires; établir leur propre carte sanitaire du territoireet s'en servir pour interpeller l'ARH; reconstruire un système de garde pour permettre l'installation de médecins dans les départements ruraux.

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Bernard Téper : "Nous vivons une médecine à 5 vitesses, en fonction des moyens financiers. La politique de santé est dirigée par les labos pharmaceutiques, comme on l'a vu dans la gestion de la grippe H1N1"

Christophe Prudhomme : "On est en train de tuer notre système de santé, classé par l'OMS comme le meilleur de la planète en 1998. On a besoin de professionnels qui travaillent ensemble et ne soient pas rémunérés à l'acte. La santé est devenue un gros business. Or il n'y a pas de déficit de la Sécu, il y a un manque de recettes. Sanofi fait 8 milliards d'euros de bénéfice, alors prenons un pourcentage de ce bénéfice pour financer la Sécu. Il faut diriger l'argent vers ce qui est important pour l'humain."
Par du collectif
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 07:55

Etats Généraux de la Sante dans le 04

Sainte Tulle le 3 février 2010
 
Madame, Monsieur,
 
Avant toute chose, je tiens, en mon nom et celui des autres Organisateurs (Collectifs de Digne, de Sisteron, de Manosque et le Conseil Général du 04), à vous remercier pour votre présence à cet événement et la manière dont vous l'avez popularisé dans vos colonnes et sur vos ondes.
 
Ces Etats Généraux sont une complète réussite à 2 titres:
- le nombre des Participants (220) qui nous a totalement surpris et leurs qualités qui allait du simple Citoyen en passant par les Elus, massivement présents malgré la réunion de dernière minute organisée par le Préfet à Digne (hasard du calendrier ????, stratégie de détournement ???) et l'absence remarquée du Député-Maire de Sisteron et du Maire de Manosque (pourtant les premiers intéressés par le devenir de nos hôpitaux) et tous les Professionnels de la Santé (de l'infirmière au kiné en passant par le médecin, le spécialiste, le responsable de structure et/ou d'Instance Médicale, etc...),
- la qualité et le niveau des débats, grace notamment à qualité des Intervenants qui ont permis de bien positionner les débats et celle des interventions de l'Assemblée qui ont permis de faire émerger les difficultés rencontrées par les Populations et leurs propositions.
 
Les ACTES des Etats Généraux vont être rédigés dans les meilleurs délais. Ils ont pour vocation à devenir la MEMOIRE COLLECTIVE à disposition des Citoyens, des Elus, des Professionnels, etc.... sur lesquels ils pourront s'appuyer pour prolonger, renforcer, étayer la démarche initiée par les Etats Généraux et enfin IMPOSER la prise en compte des besoins des Populations en matière de Santé et d'accès aux Soins de Proximité et de Qualité.
 
En attendant cela, vous trouverez ci-dessous les principales pistes et décisions prises par nos Etats Généraux que nous nous engageons à mettre en oeuvre immédiatement qui ont conclu les 5 heures de débat:
- remettre dans le bon sens l'intervention Citoyenne, avec des Citoyens qui proposent ou exigent et des Elus qui imposent leur mise en oeuvre à TOUS leurs niveaux d'intervention et au delà des simples domaines de responsabilité de leurs "sièges" ,
- communiquer encore plus fort pour donner les bonnes informations aux Populations,
- créer un Observatoire Départemental (Régional par la suite) permettant la mise en place des exigences et engagements de ces Etats Généraux, mais permettant également d'en assurer le suivi, le contrôle et les correctifs nécessaires.
- créer la Carte Sanitaire Départementale (et Régionale par la suite) que veulent les Citoyens,
- tenir les Etats Généraux de la Santé Mentale dans le 04,
- mettre en place des Commissions Thématiques  (Citoyens, Elus, Professionnels de la Santé, ...) permettant par secteur d'approfondir les besoins et les moyens d'y répondre efficacement,
- Travailler à la l'élaboration de Propositions Concrêtes permettant de reconstruire un nouveau Système de Garde Médicale et permettant l'iinstallation de médecins, 
- Aller porter collectivement et massivement, en vue de l'imposer, tout cela à la future ARS avant qu'elle ne s'installe.
 
Par du collectif
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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 22:11
DISTRIBUTION D'HOPITAL DESINTOX CE SAMEDI  30 JANVIER
RENDEZ VOUS POUR LES PLUS COURAGEUX A 10 HEURES PLACE JEAN-MARCELIN

PROCHAINE REUNION DE L'ASSOCIATION ET DU COMITE DE REDACTION D'HOPITAL DESINTOX

LE MERCREDI 24 FEVRIER A 18H30 AU CENTRE SOCIAL DU CENTRE VILLE
Par du collectif
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 14:12

 

007

Merci à tous ceux qui ont bravé les crocs de cet hiver mordant et qui étaient dans la rue le 23 janvier avec nous. Et rappelons ce qui est à l’origine de ce mouvement.

Comme souvent dans la vie, ce qui a déclenché notre réaction et votre réaction, c’est l’émotion. Et en l’occurrence ce sont plusieurs émotions.

D‘abord, il y a l’angoisse.L’angoisse liée au sentiment de crainte. Celle d’imaginer qu’un hôpital de proximité indispensable ne pourra plus assurer ses missions. Notamment celle de faire face aux urgences et celle de permettre des soins près de chez soi…

Ensuite, il y a la tristesse. La tristesse liée au sentiment d’un deuil qui débute. Celui du si noble projet démocratique et républicain auquel on a cru. Le projet de la liberté, de l’égalité et de la fraternité face à la maladie…

Mais bien sûr, il y a la colère aussi. La colère nourrie par le sentiment d’injustice. Celle du démantèlement d’un hôpital sobre mais efficace, par son grand frère malade et dispendieux, et qui lui arrache un par un ses organes vitaux…

Enfin, il y a la honte. La honte nourrie par un sentiment de trahison. Celle faite à nos enfants et à nos parents. Car nous ne pouvons plus leur tenir notre promesse d’une vie sereine à venir…

Précisons que ces états d’âme ne sont pas le fruit de notre propension à l’hystérie. Ils sont bien réactionnels à une agression. Celle du délire collectif de vouloir rentabiliser l’Hôpital Public. Délire qui contredit toutes les lois de Darwin. Le genre humain n’a peut être pas l’instinct de conservation. Les théories de Freud ne sont peut être pas si folles. L’homme a peut être bien une pulsion de mort…

Parions plutôt que, quand on veut donner du sens à des décisions mortifères, on oublie souvent la bêtise. Celle de certains hommes politiques. Celle de certains directeurs d’hôpitaux. Celle de certains médecins responsables de service. Et celle de certains d’entre nous qui votent souvent en contradiction avec leurs aspirations les plus profondes.

Heureusement il nous reste la joie de pouvoir nous rencontrer comme ce samedi matin, tous rayonnants d’optimisme et d’humanisme. Alors, Merci.

 

Sisteron : forte mobilisation au chevet de l'hôpital

1 contribution

Publié le dimanche 24 janvier 2010 à 16H16

Plusieurs centaines de personnes ont suivi l'association de défense et d'amélioration de l'hôpital de Sisteron dans son appel à l'aide.

Plusieurs centaines de personnes ont suivi l'association de défense et d'amélioration de l'hôpital de Sisteron dans son appel à l'aide.

Photo B.I.

La température glaciale n'a pas refroidi celles et ceux qui se sont rassemblés une nouvelle fois pour défendre leur hôpital de proximité. Près de 300 personnes ont défilé, à l'appel de l'Audahs (association des usagers pour la défense et l'amélioration de l'hôpital de Sisteron), dans les rues de la ville pour tenter de sensibiliser la population et les élus aux menaces qui pèsent sur les services de l'établissement et la qualité des soins dispensés aux malades.

De la fermeture du laboratoire de nuit et du bloc opératoire, en passant par l'absence du scanner "promis depuis plusieurs mois", jusqu'à la maison de retraite qui rencontre de graves difficultés de fonctionnement, les slogans avaient pour objectif, d'inviter la nouvelle direction à la concertation.

Tous ensemble pour sauver l'hôpital

Nombre de commerces ont aussi affiché dans leurs vitrines leur soutien à un établissement qui assure la sécurité d'une population de 30000 personnes et qui réalise 15000 admissions par un an, 400 interventions du Samu et 1200 consultations pédiatriques. Selon les membres de l'association Audahs, "l'administration de l'hôpital veut fragiliser les services" notamment par la fermeture du laboratoire de nuit qui oblige à envoyer les analyses ou les malades sur Gap ce qui, selon eux, "fait perdre un temps considérable dans la prise en charge des pathologies les plus lourdes." Tous n'ont pas hésité à lancer un appel au secours au député maire de la circonscription, absent hier pour cause de remise de médaille à un élu.

Chacun a saisi l'occasion pour crier son désarroi comme ces représentants de la maison de retraite qui demandent "plus de respect pour nos aînés" en rappelant qu'au sein de la structure, "les contrats sont cassés, les prix d'hébergements montent en flèche, que des cautions sont demandées aux résidents qui, pour beaucoup, n'ont pas les moyens d'en assumer le paiement."

En tête du cortège, beaucoup d'élus de l'opposition venus manifester leur soutien au maintien du service public comme Aimé Plan ou Jean-Louis Clément qui pointent les "promesses non tenues" mais aussi, des anonymes qui avouent ne pas avoir "beaucoup d'espoir" (voir notre encadré) et qui regrettent que la mobilisation soutenue par les membres de l'Audahs, n'attire pas "assez de monde."

Si pour certains, cette mobilisation ressemble à une sorte "d'acharnement thérapeutique" sans espoir, pour d'autres, l'arrivée en février à la tête du Chicas, de Richard Dalmasso, l'actuel directeur du centre hospitalier de Crest, représente un formidable espoir de rouvrir le dialogue, jugé aujourd'hui "absent ou non constructif". Exprimer sa souffrance pour un malade - et l'hôpital sisteronais l'est aujourd'hui - est, pour ceux qui ont défilé hier, la meilleure solution.

Par du collectif
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 11:49

22
jan
2010
3 millions d'euros versés au CHICAS, une bouffée d'air pour l'hôpital

Une aide exceptionnelle de plus de 3 millions d’euros pour l’hôpital de Gap/Sisteron. Cette allocation budgétaire de l’Agence régionale d’hospitalisation, s’inscrit dans le cadre des mesures prises par le CHICAS pour améliorer sa situation financière. 215 000 euros sont accordés également, compte tenu de la suspension provisoire de la radiothérapie. Ces aides sont, en théorie, non reconductibles, l’année prochaine. Mais elles vont permettre de réduire le déficit de l’établissement qui selon les prévisions s’élèvent à 7 millions d’euros.


Par du collectif
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